DE LA SOCIÉTÉ VINCI, NOUS N'EN VOULONS PAS !
(tract distribué lors de l'opération péage libre le 12/12 à Blois)
S'arrêter pour s'acquitter d'un « droit » de péage constitue l'un des innombrables gestes rituels qui jalonnent la routine DU quotidien. Imposées par une planification d'État, les autoroutes ont déjà été amplement financées par l'impôt. Et pourtant, les automobilistes continuent de payer des « droits » toujours plus élevés pour pouvoir les emprunter. D'abord à l'État puis, à des transnationales, dont Vinci bien sûr, à qui il a cédé ces autoroutes pour des sommes dérisoires. Par là, la firme Vinci a acquis un quasi monopole dans la gestion des autoroutes.
Or, la société Vinci ne se réduit pas à ce seul domaine. Elle domine, en fait, l'ensemble du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP), soit la réalisation des grandes infrastructures : Lignes à Grande Vitesse, Lignes à Très Haute Tension, Centrales nucléaires, aéroports, … La société Vinci reconfigure, détruit et restructure les territoires. Une conquête menée à l'aide des Partenariats Public-Privé (PPP) qui permettent d'allier la légitimité démocratique, la finance publique et les forces de l'ordre de l'État à son savoir-faire, ses réseaux et son réalisme commercial. La société Vinci a donc toutes les allures d'une société totalitaire.
Face à l'omniprésence de Vinci, peut-être serait-il temps de s'inspirer de la forte résistance des habitant(e)s de Notre-Dame-des-Landes (Nord-Ouest de Nantes) où seule la lutte décolle contre le projet d'aéroport, dont Vinci est le concessionnaire.
Exigeons l'arrêt immédiat de ces projets Vinci, inutiles et mortifères, de l'opération militaire en cours à Notre-Dame-des-landes et réaffirmons notre solidarité avec les habitant(e)s de cette Zone à Défendre.
Comité de soutien Loir-et-Cher aux opposants à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
Réunion publique le jeudi 20 décembre à 19h Bourse du travail, avenue de l'Europe à Blois
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